Changement des habitudes alimentaires : quel impact pour les restaurateurs ?

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On observe qu’au fil du temps les habitudes alimentaires de la population ont changé et ceci s’explique par diverses raisons historiques, économiques, étiques et écologiques.


On observe qu’au fil du temps les habitudes alimentaires de la population ont changé et ceci s’explique par diverses raisons historiques, économiques, étiques et écologiques. Ces changements de consommation accompagnent les changements de notre société actuelle, les évolutions de la consommation dues aux progrès technologiques mais aussi au développement socio-économique et au changement de mode de vie.

Les restaurateurs ont dû alors à leur tour s’adapter à ces changements pour continuer de proposer des offres attractives pour leurs clients.

De nouveaux produits

En partant d’une période lointaine, il y a plusieurs dizaines d’années voire même des siècles, les habitudes alimentaires des Européens portaient sur des traditions mais aussi sur les arrivées des nouvelles découvertes culinaires venues d’autres continents. La découverte de nouvelles saveurs, telles que le café, le sucre et les épices par exemple, proviennent de périples dans les anciennes colonies sur les autres continents. L’apparition de ces nouveaux produits a provoqué une modification des habitudes alimentaires, ces changements sont dus à des facteurs géopolitiques. Au XIXème siècle, l’industrialisation et les progrès de la technologie ont permis de produire davantage en quantité et plus rapidement ce qui a engendré à nouveau des changements de consommation dans les foyers, l’achat de produits était rendu plus simple et plus accessible.

De nouveaux modes de consommation

Plus récemment depuis le XXème siècle, ce sont de nouveaux modes de consommation qui ont émergé, principalement bénéfiques pour la santé et l’environnement. Je pense ici notamment à l’agriculture biologique apparue en France dans les années 1950 mais ce n’est qu’à la fin du XXème siècle et au début du XXIème siècle que la tendance s’est répandue.

Privilégié par une certaine catégorie de la société « manger bio » progresse toujours actuellement dans la société. Ce type de production plus coûteux reste tout de même très apprécié et demandé par les consommateurs.

Là encore, de nombreux restaurateurs sont attentifs et font évoluer leurs offres en ayant recours à davantage de produits biologiques.

De « nouvelles causes »

Depuis le XXIe siècle, la cause environnementale est plus présente que jamais partout dans les mesures politiques, les médias et les réseaux. Dans cette démarche environnementale, on observe depuis plusieurs années l’augmentation du nombre de personnes végétariennes mais aussi flexitariennes, c’est-à-dire, qui réduisent leur consommation animale. Plus récemment, c’est la tendance végane qui prime bien que le nombre de personnes véganes (0.6% de la population) soit inférieur aux végétariens (2%) on voit de plus en plus ce mode de consommation apparaître sur les réseaux sociaux par les défendeurs de la cause animale et environnementale.

Ainsi, les recettes végétariennes et véganes se multiplient sur les cartes des restaurants. Certains établissements exclusivement végans se créent. D’autres font évoluer leur cuisine vers des plats privilégiant les végétaux, et dans une démarche plus respectueuse de l’environnement et des animaux.

Dès lors que la cause en vaut la peine, le monde de la restauration saura toujours accompagner un phénomène bénéfique à la société. La lutte contre la propagation du plastique, et notamment l’interdiction des pailles, illustre parfaitement cette prise de conscience et cette implication dans une démarche plus écologique.

Le bon sens avant tout

Ecologie, environnement, gaspillage alimentaire, la société a des attentes fortes. Le secteur de la restauration tente d’y répondre au mieux.
Encore faut-il faire preuve de bon sens et ne pas aborder ces problématiques de façon dogmatique. Chacun donc pouvoir exprimer ses envies et assumer ses choix sans encourir de vindicte extrémiste.
Fort heureusement, les goûts ne seront jamais uniformes, nous garantissant diversité et richesse de notre patrimoine culinaire.

Mathilde