Etes-vous un adepte du foodporn ?

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Le terme « foodporn » ne vous parle peut-être pas alors que vous faites peut-être partie des adeptes ...


Une tendance bien ancrée...

Le terme « foodporn » ne vous parle peut-être pas alors que vous faites peut-être partie des adeptes qui nourrissent cette tendance sur les réseaux. Pour vous rassurer, cela n’a pas de rapport avec la pornographie sexuelle mais bien avec la nourriture, qui elle, a souvent été reliée à la sexualité en raison des mêmes capacités à susciter l'attractivité et de la désirabilité.
Photographier votre plat au restaurant ou votre snack dans la rue ou en terrasse est exactement le résultat de cette tendance née aux Etats-Unis dans les années 90, dans laquelle le principe est de partager sur internet une photo prise sous un bon angle de son plat ou de son dessert.

A l’ère du boom des réseaux sociaux et du partage de contenu, les plats alléchants ne pouvaient y échapper et ont inondé la toile à partir des années 2000. Partager un contenu gourmand et provoquant qui met l’eau à la bouche à ses amis et abonnés plaît beaucoup aux « foodies » (les amoureux de la belle nourriture).

Les restaurateurs portent donc une certaine attention au dressage de leurs assiettes pour qu’elles soient d’abord appétissantes à l’œil avant de l’être en bouche. Les photos prises par les clients et postées ensuite sur les divers réseaux sociaux sont donc une communication gratuite pour le restaurant. On peut voir défiler des millions de photos de plats et desserts sur les réseaux comme Instagram, Pinterest ou encore Facebook.
Une belle présentation en assiette et des couleurs vives sont donc souvent garantes d’une diffusion quand on sait que presque deux tiers des clients âgés de moins de 35 ans posteront leurs plats sur leurs réseaux.

... qui agacent parfois.

Cependant, de nombreux chefs restaurateurs n’apprécient pas que leurs œuvres culinaires soient publiées ou partagées sans leur accord, voire interdisent l’usage des smartphones dans leur établissement. Pour une part d’entre eux, cela peut être perçu comme une atteinte aux droits d’auteur, quand d'autres trouvent cela complétement décadent.

 Mathilde